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vendredi 23 novembre 2018

Plus que 3 jours...
Cette fois ça y est , ma décision est bien prise, j'ai renoncé à un pontage cardiaque avec tout ce que cela représente. Même si l'opération est garantie à plus de 90 %, les suites peuvent être trop conséquentes. Immobilisation prolongée, risques d'infection due au diabète dont je suis affublé et possibilité de finir en fauteuil permanent ne m'ont pas tenté.
La situation actuelle est certes pas de tout repos, mais ne me cause pas de douleurs ni de contraintes inévitables. La pose d'un "stenn" sur une des 3 artères devrait me donner une meilleure circulation et favoriser la respiration qui faute de rétention d'eau me gêne sporadiquement.
Enfin de l'avis de mon médecin traitant, j'ai choisi la bonne solution. Alors à nous deux, les Bâlois de la clinique Universitaire, faites bien votre boulot. A mardi 27 novembre 2018.

mardi 20 novembre 2018

Jean Soldat aux Champs.

Quelques semaines après son escapade aux échelles de la mort, Jean Soldat reçoit une nouvelle mission en territoire étranger.
Les troupes Alliées sont fortement engagées à nos frontières et elles ont déjà délivré un large territoire jouxtant la chaîne du Jura, entre Suisse et France. Des informations relatant une contre-attaque de la Wehrmacht et faisant état d'un passage en force de nos frontières pour surprendre l'adversaire sur ses arrières, circule dans les services de renseignements. Une boîte de la Résistance, en territoire occupé est à même de fournir plus de précisions sur cette opération.
Le responsable de ce groupe de FFI se situe dans les ruines d'une école, en pleine forêt non loin de St.Dié. Jean Soldat est donc chargé de prendre contacte avec cette antenne. La région est sous haute tension et d'un accès compliqué. De nouvelles troupes de la Waffen SS sont remontées du Sud de la France, chassées par le débarquement au Sud du pays.On sait que ces unités SS sont sans pitié. Le massacre de Oradour/Glâne en est un terrible fait. Un village entier détruit et massacré par une compagnie en repli en a exprimé toute l'horreur au monde libre. 
La première partie de la pénétration en territoire français, se passe en zone libérée.. Vient ensuite la traversée de Saint Dié présente une première difficulté. Un seul pont , lancé par les troupes du génie Alliés, permet le franchissement du fleuve. Encore constamment sous le feu de l'ennemi tout proche à quelques km.
La construction des pontonniers est constituée de barges reliées par des poutrelles en bois et formant un solide tablier capable de supporter les lords véhicules qui sont chaque jour débarqués dans les ports de Normandie. Les tirs sporadiques des obusiers allemands ont déjà causé quelques dégâts. Il faut absolument bien choisir le bon tempo pour franchir l'obstacle.
Les renseignements varient selon les sources contactées. Des troupes américaines et anglaises côtoient les unités françaises  dans cette zone de bataille, chacun à ses vues sur la situation et il sera difficile pour notre agent, de se faire une idée précise de la situation qui l'attend. Il décide finalement d'attendre la nuit pour s'engager dans la traversée. Sa position n'est pas des plus enviable car il ne dispose d'aucun soutien logistique. Un officier français finira par lui communiquer quelques renseignements quant aux heures de pilonnage de l'objectif par les batteries allemandes.
Jean, planqué dans les ruines d'une bâtisse sur la rive droite,attendra  son heure. Ces tirs bien que sporadiques, indiquent la présence de bélligérants encore bien ancrés autour de la ville. Il est évident que la Whermacht surveille étroitement ce passage qui devrait permettre aux troupes Alliées de faire passer le matériel de renfort d'une rive à l'autre. La pression sur les troupes du Reich est au plus haut point. Le Rhin et donc la frontière  du pays n'est plus qu'à quelques km et chaque avancée des américains provoque le sentiment de haine pour l'adversaire. Il règne encore dans l'armée allemande un fort sentiment de supériorité qu'entretient notablement le discours du Führer, promettant à ses fidèles, de nouvelles armes révolutionnaires d'une puissance destructrice telle que l'issue du combat mondial ne peut que tourner en sa faveur. Absorbé dans ses réflexions, notre homme ne perçoit qu'au tout dernier moment, une présence à ses côtés. La nuit est très sombre et l'arrivant d'une parfaite discrétion. Rapidement, devant le bras armé qui le menace, il se présente :
- FFI Gérald B, le lieutenant que vous avez rencontré cet après-midi, m'envoie pour vous guider jusqu'à votre rendez-vous en forêt occupée.
Jean est bien sûre réconforté par se secours imprévu.
Les deux hommes demeurent silencieux puis à l'heure choisie par le suisse, ils se mettent en mouvement. Quittant le couvert du bâtiment qui les abritait, ils se faufilent dans les décombres environants. Une large bande de terrain à découvert les attend ensuite. Le guide prévient:
- Attention jusqu'à la petite haie au fond du jardin, des snippers s'y trouvaient la nuit dernière...
Les deux hommes, rampants et redoublants de prudence, parviennent à la haie vive. Essayant d'éviter tout froissement intempestifs des arbustes qui la compose.Il s'y glisse, observent un instant d'éventuelles réactions car une nouvelle traversée de plus de 200 m en  découvert, les sépare d'un bosquet. Le guide prévient encore:
- Ils se cachent aussi dans ce bouquet d'arbres, séparons-nous pour y pénétrer. Le terrain humide a complètement imprégné les vêtements des deux hommes ce qui leur confère une certaine raideur dans les mouvements.Ils ont mis un bon quart d'heure pour franchir ces quelques dizaines de mètres...son attente de la journée dans les ruines ne l'a pas réchauffé. Il a une brève pensée pour sa maison confortable en Suisse. Il ne l'a quitte jamais sans un petit pincement au coeur et une brève nostalgie, toujours peu certain d'y revenir. Chaque mission en cette période troublée peut se terminer par une arrestation en terrain ennemi sous inculpation d'espionnage voire pire encore. Les balles perdues ne le sont pas toujours pour tout le monde !
Soudain, sur la gauche de leur position, un lourd froissement de branchages les met en alerte. Le FFI est armé d'une mitraillette mais Jean ne possède que son pistolet Mauser. De lourdes secondes s'écoulent pour laisser apparaître une patrouille de GI's. Les deux hommes se font connaître. La patrouille Alliée s'est infiltrée d'environ 3 km en avant de la ligne actuelle. Si ils ont détecté des mouvements de troupes ennemies, ils n'ont pas engagé d'affrontement. D'après leur bref commentaire, la confirmation de préparation d'une opération de plus ou moins grande envergure se confirme. La mission de Jean prend tout son relief.
Il sera nécessaire de redoubler d'attention pour parvenir jusqu'au point de jonction. Le renseignement semble de grande importance. Le SR a, une fois encore bénéficié de bonnes informations.
Les deux groupes se séparent et continuent leur cheminement respectif.Heureusement, la forêt est assez dense pour nos deux infiltrés. Le terrain est découpé par de nombreuses haies vives et taillis. Cette situation peut aussi bien camoufler des adversaires que servir de couvert. Arrivés à mi-chemin, soudain, un puissant tir de barrage se déclenche, venant du côté ennemi. Les rafales d'armes automatiques
Jean et son guide ont slalomé entre tous ces obstacles en se faisant connaître des troupes en place qui avaient été informées de leur passage. Les bruits de mitraille se sont tu. Le franchissement des 50 m de pont n'en sera que plus périlleux. Sans paroles ni gestes inutiles nos deux agents  transitent par les gardes immergés le long de l'ouvrage.Enfin l'autre rive , plus ou moins à l'abri de tirs éventuels !
Il faut maintenant vraiment se diriger à l'aveugle. Le point de rencontre n'est plus qu'à quelques centaines de mètres, mais la clairière ou se situe le bâtiment servant de QG aux maquisards ne se découvre qu'à moins de 50 m. Les deux hommes progressent avec toute la science qu'il applique dans certain cas. Se glissant d'arbres en arbres, ils choisissent les troncs les plus volumineux pour avoir un abri corporel.Tout à coup le bâtiment surgit de l'obscurité. Complètement isolé au centre de la petite clairière il présente toutefois des séquelles des combats  qui se sont déroulé entre le groupe de maquisards et les troupes allemandes. Un angle de la façade Sud-Ouest a été emporté par un tir d'artillerie ou de char, les fenètres sont toutes fracassées. Il n'en reste que des vestiges dans les chassis. Aucun signe de présence n'apparaît mais nos agents savent que les occupants sont installé en sous,sol. Cet ancien cloître possède des caves et des locaux souterrain, vestiges de la Révolution. Ils ne sont connus  que des habitants du pays et le secret est jalousement gardé, vis-à-vis de l'occupant. Cela fait plus de deux semaines que les maquisards les occupent et ont téussi à les soustraire à l'ennemi.. Ce point de renseignement à déjà démontré son efficacité en transmettant de précieux renseignements  tant aux Alliés qu'aux services suisses lorsque  ces informations concernent notre pays. Un des occupants est du reste d'origine helvétique. Pour terminer leur approche, Jean et son compagnon se séparent et contournent  chacun de leur côté, le vieux bâtiment. L'accès se trouve dans un bosquet du côté Nord de l'édifice. Mais là, ils trouvent devant une porte vermoulue en bois et métal. Une première tentative d'ouverture n'apporte aucune réaction. Toutefois un bruit sourd mais lointain qui ressemble au hululement d'une chauve-souris donne un écho à la tentative. Quelques secondes et un bruit plus proche semble provenir d'un mouvement, mais il ne provient pas de derrière la porte. Sur leur gauche, ils n'avaient pas remarqué une petite ouverture masquée par par une touffe végétale plus dense. Ils se sentent observé sans en avoir décelé l'origine. Une voix se précise et annonce:
- Vous êtes dans l'antre de Barnabé, un petit verre ?
La réponse servant à ce mot de passe est:
- Oui, mais à ras bord.
Jean Soldat ne l'a pas oublié et quelques secondes plus tard la porte vermoulue s'ouvre leur livrant passage vers une deuxième porte peinte en gris que l'on devine plus que l'on ne la voit. Un geste appris vers la parois de droite la fait pivoter sur des gonds bien huilés. . Deux hommes armés sont en position et accueillent les deux agents. Pas de palabres inutiles. On les emmène dans un couloir étroit pour déboucher sur une troisième porte blindée celle-ci. Ah, ils sont bien organisé les résistants! Une poignée sous le plafond en commande l'ouverture. Actionnée par un des gardes qui les accompagne, elle ouvre l'accès à une salle voutée, en pierre de taille. L'ameublement est plus cossu que ce que l'on peut attendre dans un tel endroit. Un bureau, une table avec 4 chaises au centre. Dans un angle quatre paillasses et une grosse armoire multiportes. Un paravent masque le poste de radio et un téléphone de campagne, produits américain à n'en pas douter. Un opérateur est en action et transmet l'arrivée de deux agents. Le responsable du groupe"Maxime", est un petit bonhomme à l'air débonnaire. Son efficacité est notoirement connue parmi les FFI. Un bon nombre de sabotages  ferroviaires et autres lui sont attribués. En le voyant on comprend qu'il passe inaperçu dans un groupe et même individuellement. Le parfait prototype du français campagnard.
On ne perd pas de temps en vain bavardage, le temps presse car la cotre-offensive allemande est programmée, d'après les sources, dans moins de 48 heures... Un document manuscrit est remis à Jean. Il en donne décharge au responsable. A peine une poignée de main et quelques recommandations pour le retour et nos agents se retrouvent en lisière de forêt. Reprenant le parcourt de leur arrivée, ils sont rejoints par une groupe de trois hommes armés, leur escorte. Le retour jusqu'au pont se passe sans incident. Là, ils sont pris en charge par une section US qui les dirige entre les postes disséminés le long de l'ouvrage. Sur l'autre rive une surprise les attend. La Wehrmacht a progressé sur ce terrain accidenté et à peine engagé dans ce qui était un no-mansland à leur arrivée, le groupe est pris sous le feu de l'ennemi. Une patrouille ennemies les a repéré. Deux hommes du groupe sont atteint. La riposte est immédiate et un feu nourri partant d'un fourré proche réduit rapidement cette attaque à néant. La protection est bien en place. Jean comprend alors toute l'importance de sa mission, ce qui lui donne une envie de plus de la mener à bien. Les tirs ont éveillé des troupes apparemment misent en place pour la grande opération allemande projetée. Un résultat non prévu et qui donne une grande vraisemblance aux informations parvenues. Un duel à l'arme lourde se poursuit dans la nuit. Les hommes du commando se sont terrés durant les échanges. Seul les groupes de protection autour du pont sont demeuré muets pour ne pas dévoiler leurs positions.
Enfin les tirs ont cessé. Côté du groupe, on  récupéré les deux blessés et on peut regagner les lignes Alliées. Jean et son guide sont indemne, un peu traumatisés par cet épisode , malgré tout envisagé dans de telles missions. Notre agent secret ramènera son butin aux SR helvétiques.
Un ballet diplomatique s'ensuivra avec l'Allemagne. La neutralité de la Suisse ne peut accepter un passage de troupes de l'Axe sur son territoire. Mis les choses changent rapidement et une brusque poussée des chars de Patton rendent l'opération Nazie impossible à réaliser. L'avance des troupes Alliées se poursuit avec une extrême rapidité vers les rives du Rhin.
Jean recevra les remerciements et les félicitations de son service. Il a droit à quelques jours de repos parmi les siens tout en sachant qu'il peut être  appelé très trapidement pour une nouvelle mission.
De longs mois de guerre lui donneront encore des occasions de trembler et de faire appel à son courage d'agent secret<;
 

vendredi 5 octobre 2018

Ou va la Romandie ?

Pour avoir vécu plusieurs années en ville de Berne, j'ai toujours été confronté à la marginalisation opérée entre les deux parties principales de notre pays. Il est évident que la germanisation de nos contrées est en progression. Ou en est la cause ?
Pour ma part, la première des raisons est que les romands ne sont plus intéressés par ce maintient d'une entité purement "française". Ils se tournent vers la partie alémanique de la Suisse qui semble leur offrir plus de chance de succès.. La désertification des élites en Romandie s'accentue. La plupart des grandes sociétés du pays ont leur direction établie en Suisse Alémanique. Les postes clés se décident donc là !
La volonté de réaction est a son point le plus bas... le niveau de vie de notre pays est en moyenne trop élevé pour créer le désir de se battre pour conserver un patrimoine qui ne soit pas celui de l'argent. La léthargie des autorités dans certains domaines, leur font oublier la vérité des choses qui se cachent derrière quelques milliers de ses bons vieux francs suisses. Les décisions les plus simples deviennent toutes entachées de profits au détriment de toutes autres considérations.
Il n'est que de constater la totale absence de réflexions à court ou moyen thermes qui prévaut, par exemple dans les autorisations d'implantation des nouvelles techniques solaires. Quelques billets verts ont raison de toutes les autres considérations...
Cette germanisation se retrouve également dans notre système démocratique ou constamment la Romandie est majorisée par la Suisse alémanique. Voir les récentes votations populaires !
J'avais toujours pensé que le Jura devenu canton helvétique serait capable de résister à certaine tentations. Las!... ma déception est grande de voir autorités et population se combattre pour des différents sans commune mesure avec la défense de nos entités... Je suis tenté de dire le plus riche l'emporte et comme l'on sait bien ou il se trouve !...

Comme je le constate trop dans ma vie actuelle, si des choses ne fonctionnent pas, c'est aux responsables qu'il faut s'en prendre pas au café du coin.

mercredi 5 septembre 2018

Il était une fois:

Ce jour-là, un grand brin de nostalgie s'est infiltré en moi. Je ne sais ce que j'ai ressenti mais, passant devant le musée Jurassien, j'ai soudain eu envie de retrouver un peu de ce passé qui parfois m'étreint. J'ai donc franchi le pas et me suis mis à la recherche de ces objets, usuels, qui rappellent tant de bons moments d'une vie qui défile à grande vitesse.

Dans une première découverte j'ai retrouvé : la baratte à beurre de mon enfance. Un vrai travail chaque jour pour récupérer la crème sur le bidon à lait. Faute de réfrigérateur, l'écuelle était placée dans l'endroit le plus frais de la maison. Souvent la petite fenêtre de la cuisine située au Nord ne recevait, en hiver du moins, aucun rayon de soleil. Dame! Il fallait la crème de toute la semaine pour produire la plaque de ce beurre qui ne figurait alors qu'au petit déjeuner du dimanche. Le barattage durait près d'une heure. Mais lorsque ressortait la boule jaune compacte au milieu du petit lait, c'était la fête!...

En continuant ma prospection, je découvre un outil très bizarre. Comme nous ne sommes pas vraiment dans une région de production, je ne le reconnais pas: - de quoi s'agit-il ? C'est un peigne à myrtilles m' apprend-t-on...Tout en bois, il possède un manche ou plutôt une poignée et sur l'avant, des longs clous espacés qui s'infiltrent entre les myrtilles avec un fond constitué de lamelles toujours en bois qui laissent filer les fruits dans le récipient de récolte. Cela s'emploie comme un gant...

Vous vous souvenez bien sûr des pains de sucre ? On en gagnait dans les lotos de l'époque et les épiciers en proposaient tous. L'outil que je découvre ici est en fait une pince pour casser les pins de sucre. Celui-là non plus je ne le connaissais pas dans la pratique. Drôle de forme avec deux lames en triangles. Dans la poignée, un ressort de rappel comme dans les pinces à ongles, avec un réglage de dureté.Tout en métal. Je me souviens avoir cassé des pins de sucre et ce n'était pas toujours pratique, mais de la pince, aucun souvenir.

Dans ma prospection, je tombe sur un instrument que tout militaire de l'armée suisse connaît: Les couverts de pique-nique. Pardon... celui-ci est en acier inoxydable, contrairement à l'instrument militaire que les soldats recevaient dans leur paquetage qui était lui en aluminium et un peu plus réduit. La possibilité de les réunir par un rivet et une ouverture allongée leur donnait place dans le sac à pain, sans trop d'encombrement.

L'objet suivant a aussi une résonance militaire: la chicorée. Sous forme d'un gros boudin, emballage papier, elle se rappelle à moi dans les mains de ma maman. C'est la deuxième guerre mondiale et le café est cher et rare, le matin maman Mariette déploie un journal sur la table et dépose une ration de café au milieu, café bientôt complété par sa moitié de chicorée. On mélange et on bourre le filtre de la cafetière, puis on ajoute l'eau et la cuisson fait passer cette eau dans le filtre ou se trouve le café. Bien entendu cette façon de faire n'était pas sans inconvénients, le dépôt de marc. Bon, une petite passoire réglait le problème. Mais le café ? M'y voici avec un moulin Peugeot, en bois. La réputation de Peugeot est due au mécanisme indestructible de ses moulins. Du reste encore sur le marché actuellement. Si ils sont électrifiés maintenant, celui-ci est aussi à manivelle, tout comme la baratte à beurre il fallait tourner et tourner et souvent sans obtenir la mouture adéquate. Beau temps ou l'on se contentait de ce que l'on avait.

Un truc métallique attire mon attention. En deux parties qui se juxtaposent, il présente...la forme d'un lapin ! Je pense de suite au lapin de Pâques et s'en est le moule ancien. Souvent le seul cadeau de cette fête, il m'a fait rêver. A l'heure actuelle, je m'offre chaque année un ou plusieurs de ces petits animaux si doux à croquer. Pour moi, cela n'a rien à voir avec la tablette. Le craquement lorsque je brise la tête de ma friandise, le morcellement tout au long de ma dégustation sont des moments que j'adore !

Je suis toujours dans les objets de l'alimentation pour découvrir parmi les vieux emballages, une bouteille de la brasserie jurassienne qui fut reprise par Warteck. Le souvenir de son grand panneau, sous le Ticle actuel ornait tout ce quartier de Delémont. L'immeuble construit sur ces lieux en a effacé toute trace. Un autre conteneur plus prosaïque attire encore mon attention. Si on le recevait sous forme de petits cubes, le Maggi figurait chez les épiciers du coin dans de grosses boites colorées. La concurrence de Knorr et de Maggi se distinguait par les couleurs de ces emballages rouge et orange.

Je crois que je vais arrêter ici ma découverte. Tous ces objets de l'alimentation m'ont ouvert l'appétit. Il est temps de trouver un petit bistrot pour terminer la soirée. Dommage le petit café voisin du musée n'existe plus, alors faudra-t-il se rabattre sur une Pizza ?...


Pourquoi j'ai écrit mes recettes de cuisine ?

Lors de mes essais dans la branche, alors que rien ne me prédisposait à cette profession, j'ai pris à plusieurs reprises les quolibets de mes enfants: " Papa quand est ce que nous cesserons d'être tes cobayes?". Aussi lorsqu'après 35 ans de pratique, j'ai eu l'occasion de passer mes heures de convalescence suite à une opération du genoux gauche, je me suis lancé. J'avais exploité plusieurs restaurants, dirigé la réalisation de grandes cuisines en collectivités de tous genres et travaillé à réaliser ce qui était devenu mon rêve et ma principale préoccupation: concocter des plats  pour rendre heureux ceux qui les dégusteraient. Sans chercher la difficulté, j'ai vraiment souhaité procurer du plaisir en se mettant à table. Des plats simples mais avec une exécution soignée et respectueuse de leur tradition, m'ont apporté la réalisation de ce souhait. Bien entendu, il faut aussi faire preuve de logique et d'un peu d'imagination. Mais la générosité est pour moi une qualité primordiale du cuisinier. Je voulais alors effacer l'impression de "cobayes" de mes enfants. Pour cela j'ai admis que le plus important était la régularité. Le moyen de la perpétuer étant de l'écrire je me suis mis à la tâche. Dans ma petite chambre de convalescence, ma jambe à l'extension sur une chaise, j'ai entrepris la transcription des plats de mon répertoire. Ce qui après quelques tâtonnement m'a amené à la rédaction d'une dizaine de recueils de recettes. Le tout dernier est intitulé:"Gastronomie Campagnarde II" et édité en juin de 2018. Il est obtenable au prix de 28.- auprès de l'auteur. Quelques-un des titres du contenu: Cocktails, Le beurre, usez sans abuser, Les consommés, Plats complets , Les pâtes en tous genres, Les poissons, Les viandes, Légumes d'accompagnement, Sauces et salades, Menus pour toute la semaine, Des recettes pour surgeler vos plats.
Je vous propose une d'entre-elles: 

La goulache à Brigitte.

En souvenir de mes amis Edith et Karl, de Vienne. 
1,2 kg de boeuf à ragoût
2 cs d'huile
100 gr de graisse d'oie
1,2 kg d'oignon blanc
20 gr de Paprika moyen
5 dl d(eau
2 cs de concentré de tomates
500 gr de tomates mondées
2 gousses d'ail écrasées
100 gr de poivron vert émincé
le zeste de 1 citron jaune et d'une demi orange
1 cc de harissa
1 cs de cumin
2 cs de farine
Faites rissoler la viande coupée en cubes de env. 40 gr, dans la graisse d'oie. A coloration, ajoutez les oignons grossièrement coupés, mélangez.
Mêlez  farine et Paprika pour en saupoudrer la viande et les oignons. Laissez roussir 5 min., salez et poivrez. Complétez avec les tomates, les zestes et l'ail, le poivron et le cumin.
Dans de l'eau à 35° C, délayez le concentré, l'harissa, 1/2 cc de caramel  (arôme) liquide, versez sur la viande. Couvrez et faites cuire à petit feu 2h30. Ajoutez de l'eau si nécessaire, en cours de cuisson.
Rectifiez l'assaisonnement qui doit être relvé.
A l'époque des fiacres à Vienne qui assuraient les taxis dans la capitale la nuit surtout,  on préparait cette recette en guise de collation, dans certains squares, pour réchauffer les cochers.
A servir avec des p.d.terre nature ou persillées.

mardi 4 septembre 2018

Quelque part...


Quelque part, un groupe minuscule se réjouit et se rince les mains dans le sang de 201 victimes espagnoles. Joyeux mais frustré que leurs engins aient explosés prématurément ce qui aurait permis de se faire baptiser dans le fleuve du sang d'innocents.
Quelque part, des millions de gens qui ont peur, qui prient et retrouvent un semblant d'unité devant l'adversité.
Quelque part un homme qui est en train, de fomenter sa prochaine barbarie , un acte que Dieu lui a certainement demandé.
Quelque part, un homme partagé entre dépit et colère, car on vient de lui torpiller son beau montage guerrier et revanchard.
Quelque part, des hommes et des femmes qui se retrouvent autour de leurs valeurs en se demandant ou en trouver les justifications. 
Quelque part, un homme seul qui se demande si il sera le prochain à payer ses erreurs, mais qui ne les admets pas.
Quelque part, le peuple qui vit, pleure, chante, baise et qui ne croit pas que c'est pour lui.
Quelque part ...Boum !

mardi 10 juillet 2018

Sur les quais !

Ce matin parisien et a peine brumeux  les bouquinistes sont déjà à la tâche devant leurs échoppes. La Seine est calme, juste parcourue par une ou l'autre péniche. Je m'attarde devant un éventaire de bouquin  sympas. Arrivé au pont de l'île St. Louis, je quitte la rive gauche avec le Louvre en perspective. Le sous-terrain qui relie la rive droite à la rue de Rivoli n'existe pas encore. Je m'engage pour traverser le jardin du Louvre et suis arrêté par une barrière métallique. Deux hommes s'y trouvent en attente. Un groupe imposant est en déplacement de l'autre côté de la balustrade. Une simple barrière en tube que l'on trouve au bord des parcours de toute manifestation parisienne. Parmi le groupe je distingue des projecteurs sur piètements et deux des participants portent des caméras de belle taille. Intrigué, je m'arrête, cette petite foule remonte le parc des tuileries, se dirige vers l'extrémité des jardins en passant entre les sculptures de Rodin. En remontant vers la grande porte qui débouche sur la place de la Concorde et son obélisque de Luxor, sur la droite un bosquet d'arbres clôture cette partie du parc. Tout le groupe s'y dirige et j'emboîte le pas. Là ! surprise deux autres caméras sont déjà installées sur leur pieds ainsi qu'une dizaine de projecteurs. Un groupe forme un cercle autour de deux chaises sur les dossiers des quelles je peux déchiffrer : Jane Fonda et Maximilien Shell.
Les deux acteurs y sont installés et des maquilleuses sont à l'oeuvre. Un service d'ordre nous canalise vers les arbres, juste derrière le groupe. Nous sommes une cinquantaine de curieux a découvrir les coulisses d'une prise de vue réelles d'un film. Depuis ma position, je découvre en face, sur la rue de Rivoli, à travers la grille qui surmonte un grand escalier, des véhicules garés comme fond de décor. Des camions années 30 et une voiture sont dans mon champ visuel. Parqué le long du trottoir sur la rue, je peux distinguer les raisons sociales sur les flans des véhicules. Alors que je suis à ma découverte, un ordre bref est donné: en place.
Un groupe de figurants en tenues d'époque, quitte le couvert boisé sur ma gauche. Un couple avec une poussette, deux agents de police portant la fameuse pelisse "hirondelle" se dirigent vers l'escalier. L'actrice elle, remonte en face de moi, le chemin de sable longeant le mur du parc. Elle porte une jupe noire, longue, et une veste grenat mi-longue. Elle marche tout en lisant un livre qu'elle tient devant elle. Les deux agents avancent dans sa direction et vont la croiser juste avant qu'elle n'arrive à hauteur de l'escalier. A ce moment une nuée de gamins en uniformes d'écolier, dévalent le dit escalier à grand renfort de cris. 
- Moteur a crié le metteur en scène...
Dix secondes puis retenti : Coupez...
Tout le monde retourne à son point de départ. Re maquillage. L'acteur n'a pas encore bougé de sa chaise et l'actrice reprend sa place à ses côtés. J'oublie mon projet de visite du musée du Louvre et je resterai planté là pour au moins dix reprises du même scénario. A chaque fois tout le monde démarre et revient se positionner en attente pour la prise suivante. 
Il est midi et je renonce finalement au Louvre. Je vais me trouver un petit resto derrière la Samaritaine. J'ai ramené une jolie série de photos de cet épisode.

mardi 12 juin 2018

Adieu la vieille blanche...

En arrivant en Ardèche, la maison louée à Montmagnon nous réserve une surprise. La présence devant nos fenêtre d'une petite troupe de chevaux de type camarguais. Vivant à l'extérieur toute l'année, sous les averses de pluie ou de neige, inlassablement ils parcourent des centaines de mètres carrés de pâture. Depuis 2 ans une jeune pouliche est venue compléter le groupe qui comporte la jument mère de cette troupe et 3 générations successives. Très familiers, les 5 bêtes sont souvent prés de notre enclos pour quémander caresses et nourriture. Ils font partie du paysage et leur présence n'a plus rien de surprenant.
Ce matin d'Automne, notre réveil est accompagné d'une curieuse plainte, venue de l'extérieur...
Nous approchant des fenêtres au sud, ouvrant sur la campagne, nous apercevons à quelques 300 mètres, 4 des cinq chevaux en arrêt au sommet d'un petit repli de terrain. Orientés vers la déclivité ce sont eux qui exhalent cette plainte lancinante qui nous a intriguée. Après une ou deux minutes et constatant que rien ne se produit, nous alertons notre propriétaire qui est aussi celui du troupeau. Le père Louis, se rend vers les bêtes toujours dans la même disposition. Il disparait à nos yeux absorbé par le repli du terrain et resurgit pour se diriger vers nous.
- C'est la jument, nous lâche-t-il dans son essoufflement. Elle est morte dans le talus  au bas du champ. Je vais m'en occuper.
Le reste de la troupe n'a pas bougé mais les hennissements du départ, ont nettement diminués.
Quelques minutes et Louis revient avec son fils sur le tracteur de celui-ci. Ils se rendent vers les lieux et peu de temps plus tard, sortent la jument, attachée par une corde au cul du tracteur. Dans cet équipage, il traîne le cadavre sur les 500 mètres qui le sépare de la route du village.  Les 4 chevaux sont maintenant rangés en bordure de route, immobiles.
Moins de 30 minutes plus tard, s'arrête le camion de l'abattoir. Le corps de la bête est alors chargé dans le véhicule qui l'emportera vers le lieu de l'équarissage. Durant toute la durée des opérations, le groupe est demeuré figé, spectateur de l'évènement. Plus aucun hennissement n'a été perçu. Le camion s'éloigne et dans la minute qui suit le groupe de chevaux, fait demi tour et reprend sa place dans son pâturage...
Nous sommes demeurés perplexes et presque émus de ce que nous venions de vivre. Il s'est dégagé de cet épisode un tel degré "d'humanité" que nous en avons souvent évoqué le caractère émotionnel.
C'était vraiment touchant et surprenant.

lundi 11 juin 2018

En ces temps là, le bois...

C'était au temps pas si lointain ou la Bourgeoisie de Bassecourt, possédait les clés du coffre, Mon grand père Simon étai aussi citoyen bourgeois de la commune. A ce titre il percevait comme tout un chacun dan cette situation, des gaubes. Largement propriétaire des forêts environnantes la répartition par tirage au sort des 8 stères par ayant-droit était totalement le fruit du hasard.
Mon grand père que je n'ai pas connu, est un homme des bois et il profite de chaque occasion pour parcourir ces forêts de Bassecourt dont en qualité de bourgeois des lieux, il se sent un peu propriétaire. Il vient de recevoir le dernier tirage de son lot de bois de feu. L'année tire à sa fin et en attendant le petit pécule de env. 100.- qui complète son droit, il prend en main la recherche de ses piles définies sur le bon de tirage. Le bois fait partie des coupes que les bûcherons ont pratiqués et les piles calibrées sont empilées sur les lieux même de leur abattage. Le secteur et les numéros des stères figurent sur les bons de répartition.
Le lot de Joseph Simon se situe sur le flanc sud de la commune. Il connait bien ce secteur de la Côte de la Chaud, aux trois barrières. Il sait déjà que la quête et le repérage seront difficiles. Ce matin de novembre, comme toujours à cette époque de l'année, le temps du Jura est maussade, gris et humide. Il n'hésite pas a se couvrir de sa grosse pelisse, chausse ses meilleures bottes pour se lancer dans sa recherche. Il prévient Marie son épouse que cela pourrait être très long et fastidieux. Munis de son bâton ferré, il quitte la douceur du foyer. Une petite heure de marche l'amène sur les lieux présumés. Un groupe de forestiers ne peut lui fournir plus de précisions sur le lieu de sa recherche. Toutefois quelques piles se profilent à une centaine de mètres. Il s'y dirige et constate que les numéros de ce lot sont assez éloignés de sa propre adjudication. Il choisit une direction plein Ouest et franchissant caniveaux et bosses, arrive sur une nouvelle coupe. Les premiers numéros relevés sont proches des siens. Persévérant,il finit par localiser une première partie de son lot. Il la marque de son signe et constate que le reste de celui-ci ne fait pas partie de cette coupe. Il peste contre ces choix délibérés de ne pas regrouper les lots par adjudication. Il faut alors déplacer le bois pour pouvoir en effectuer le chargement sur la plate-forme du voiturier. Qui est responsable de ce déplacement, le destinataire!...
Il finit par découvrir la deuxième partie de son lot. Comme il le redoutait, il est franchement paumé. Au delà d'un ravin rocheux à souhait. Bonjour le déplacement !
Il allait prendre  le chemin du retour, après marquage de ses stères, lorsqu'en se redressant, il aperçoit lovée aux pieds de la pile, une vipère inerte. A l'aide de son bâton ferrée, il titille le serpent. Sans réaction. Il accentue la pression, toujours rien. Il finit par soulever le reptile à la pointe de son bâton et ne suscite aucune réaction. Il estime alors que l'animal est mort et s'en saisit en entourant sa main du grand foulard qu'il porte autour du cou. Il enfourne le tout dans la poche extérieure de sa pelisse.
Il est largement passé midi lorsqu'il rentre chez lui. Grand-mère et ses filles sont déjà soucieuses de ce retard inhabituel. Toute la famille est assise autour de la table de cuisine et attend son chef pour commencer le repas.
Grand'père a retiré sa pelisse et déposé sur le coin de la table, le foulard et son contenu...il commence d'expliquer qu'il a découvert un objet qui devrait rendre service à son aînée, Mariette, l'institutrice...lorsque soudain un mouvement agite le morceau de tissus. Joseph comprend de suite et se précipite vers le fourneau à bois d'où grand-mère a déjà retiré la marmite du potage. Les flammes rougeoient dans le foyer ainsi à ciel ouvert, il saisit la pince à braises et avant que personne n'aient compris, il saisit le serpent avec la pince et se précipite vers les flammes. Il expose son trophée au-dessus du foyer. Après quelques tortillements la vipère pend inerte entre les mâchoires de l'engin, asphyxiée...
Les filles comprennent alors et éclatent en sanglots nerveux.
Je retrouverai cette vipère, baignant dans son bocal de formol, lors de mon entrée dans la classe de ma maman, trônant sur son pupitre. Elle fut un des sujets des heures de sciences naturelles pour beaucoup d'élèves de la classe de troisième tenue par ma maman Mariette.

Toujours des mots.

Cette fois je les ai noté. C'est curieux cette envie de décortiquer certains mots de la langue française. Mais elle existe bien.
Ce dernier: numismate.
Usité et connu, il m'est apparu soudain comme suspect. Envie de le regarder de plus près. Sa nature m'a ,un temps, été proche. A l'époque ou la monnaie suisse , dans ses valeurs dès 0,50 cts , est passée de l'argentage au cupronickel. La chasse aux pièces de 1 Fr, 2 Frs, 5 Frs et 0,50 Fr battait son plein. les dates d'émissions étaient le baromètre de ces valeurs. Vous pouviez ainsi vous retrouver avec une pièce de 2,- qui cotait plus de 150.- Comme je visitais les restaurants professionnellement, j'avais noués des relations avec quelques serveuses qui lors de mes passages me soumettaient la poche à monnaie de la journée.
Peu à peu l'engouement est  tombé, en même temps que les cotes. Il reste quelques reliquats de cette collecte dans une boîte à souvenir et la majeure partie fut utilisée ou revendue. Tout comme la philatélie, la notion de valeur se situe maintenant dans l'âge des pièces plutôt qu dans les prix des catalogues. La, par contre, c'est encore une de mes passions..

Le deuxième cas est "népotisme". Précédemment usité dans les religions, il est de plus en plus à la mode dans l'organisation de notre société. La réservation et la distribution des privilèges atteint dans la société actuelle, des notions d'institution.
Définition: abus de quelqu'un qui par sa position favorise le placement des gens de sa famille dans une hiérarchie. Papes et évêques du moyen âge en ont multiplié les exemples.


dimanche 3 juin 2018

04. juin 2018...

Un jour un peu particulier pour moi. Demain je vais entrer à l'hôpital de Delémont pour une adaptation de mon peace maker. Je ne sais en quoi cela consistera ?
Opération, simple complémentarité de l'existant ?
Comme trop souvent on ne nous explique rien, venez pour 16h30...
J'ai réservé le transport par la Croix rouge.

Roger W. ne pourra venir me dire bonjour, son état est trop grave pour un déplacement. Samedi j'ai rendu visite aux Stadelmann, M. est tristement diminuée, ils doivent renoncer un peu aux sorties et l'escalator de l'appartement lui permet encore de sortir. 

Je devrais aller consulter le livre d'or de la Confrérie dès que possible. Ils ont le chapitre au Tessin cette année.

Toutoune est passée me voir, elle réalise à Genève, un mur du jeu, assez séduisant. Ceci à côté du mur des Réformateurs. Inauguration dans 10 jours.